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Trois fois plus de plaquages, 500% de rucks en plus, l'évolution inquiétante du rugby

Alors que le monde du rugby est dans la tourmente, des statistiques sur l'évolution des phases de jeu et révélées par le Guardian s'avèrent plus qu'évocatrices.

Theo Fondacci 09/12/2020 à 19h00
De plus en plus de rucks dans le rugby moderne.
De plus en plus de rucks dans le rugby moderne.

Ce sont des statistiques ultra-évocatrices que vient de révéler le Guardian via Twitter et qui confortent l’impression visuelle que donne l’évolution du jeu. D’après ses sources et sans surprise, le nombre de chocs par match a tout simplement explosé entre la balle ovale ancestrale et le rugby moderne. Le journal britannique d’avancer que le jeu est passé d’une moyenne de 104 plaquages par rencontre dans les années 70 et 80 à plus du triple en 2019 ! On comptait en effet 322 gestes défensifs en 80 minutes en moyenne lors du Tournoi des 6 nations de l’an passé. Des chiffres confortés également par la comparaison entre la première finale mondiale de l’histoire (84 plaquages en 1987) et la dernière (256 en 2019). Idem pour les rucks et autres phases de maul qui sont passés d’une petite quarantaine dans les 80’s à plus de 210 lors du Tournoi 2019, soit une augmentation de plus de 500% en 30 ans environ. Gigantesque.70 anciens joueurs veulent poursuivre leurs fédérations suite aux commotions70 anciens joueurs veulent poursuivre leurs fédérations suite aux commotionsEt c’est bien là que l’on voit que la croissance du nombre de ces phases de jeu à complètement bouleversé l’évolution du jeu. Alors qu’à l’époque des illustres Jean-Pierre Rives et Eric Champ le rugby se concentrait essentiellement sur une succession de mêlées et de touches (alors plus de 100 par rencontre en moyenne, contre une trentaine aujourd’hui), depuis l’apparition de professionnalisme en 1995, il n’a cessé de connaître une multiplication des phases de mêlées ouvertes notamment, jusqu’aux chiffres cités plus haut. Pas un hasard d’ailleurs si le temps de jeu effectif avait lui quasiment doublé entre 87 et 2011 d’après les chiffres du Monde parus en 2014. Le reste est élémentaire : des chocs de plus en plus durs et nombreux n’ont fait qu’augmenter la quantité de commotions et de conséquences physiques et psychiques a posteriori.

Une enquête qui fait froid dans le dos

En ce sens, l’enquête du Guardian publiée ce mardi est on ne peut plus évocatrice. D’après le journal, 1% des joueurs anglais et gallois âgés aujourd’hui de 30 à 44 ans et ayant été professionnels lors de ces 15 dernières années souffre désormais de démence... Et encore, des statistiques à prendre au bas mot puisque celles-ci ont été calculées uniquement sur la base des joueurs qui ont rendu leur diagnostic public, eux qui seraient officieusement près de 10 fois plus nombreux d’après le journal britannique. Tout ça alors que dans la même tranche d’âge de la population globale, les symptômes touchent seulement 0,01% des gens, soit… 100 fois moins !

Si les liens directs n’ont pas encore été établis, ils paraissent pourtant évidents. La maladie autrefois connue sous le nom de démence pugilistique est maintenant reconnue comme un problème qui va bien au-delà de la boxe. Elle n’est pas forcément causée par ces quelques gros chocs qui déclenchent une commotion cérébrale, mais le plus souvent par le nombre important de coups répétés à la tête, y compris les impacts « sous-commotions » quasiment innombrables que nous constatons dans le rugby moderne. "L’idée qu'il faut perdre connaissance pour que des dommages soient causés est une idée reçue, explique le professeur Damian Bailey de l'Université du Pays de Galles du Sud toujours pour le Guardian. Cela ne fait que semer la confusion. Tous les impacts sur le corps, sans parler de ceux directement au niveau de la tête, ont le potentiel de provoquer un certain degré de modification fonctionnelle ou structurelle du cerveau. Plus de 90% des commotions cérébrales n'impliquent pas de perte de conscience."Victime de démence précoce, Steve Thompson ne se souvient pas d’avoir été champion du mondeVictime de démence précoce, Steve Thompson ne se souvient pas d’avoir été champion du mondeEt si depuis plusieurs années les instances mondiales ont pris la prévention des commotions à bras le corps, les impacts, eux, ne sont souvent pas évitables. Et au-delà des moeurs et de l’état d’esprit guerrier des rugbyman qui a toujours entraîné à repousser leurs limites et prendre parfois des risques inconsidérés, il nous a ému d’apprendre qu’un garçon comme l’ancien talonneur du XV de la Rose Steve Thompson ne se souvenait plus d’avoir soulevé la coupe du Monde en 2003. Tandis que d'autres comme Alix Popham doit "tout noter sur un papier" pour vivre sans l'aide d'un tiers.

En début de semaine, la nouvelle qu’une centaine de joueurs et anciens professionnels se préparait à poursuivre en justice World Rugby et les fédérations anglaises et galloises notamment à fait l’effet d’une bombe. Acculé, le principal organisme rugby de la planète à depuis fait valoir son droit de réponse : "World Rugby prend la sécurité des joueurs très au sérieux et met en œuvre des stratégies de prévention des blessures basées sur les dernières connaissances, recherches et preuves disponibles". Mais au-delà des mesures prises et à prendre de la part des instances régissantes de ce jeu, il semblerait que ce soit l’évolution même de notre sport qui soit généralement à l’origine des traumatismes corporels et mentaux que l’on connaît. Et à moins de dénaturer complètement la balle ovale ou d’interdire la pratique du jeu aux éléments dépassant le quintal, on voit mal comment cela pourrait réellement changer…

Fred Villon
Fred Villon
Respect et application strict du règlement (notamment sur les déblayages), amélioration du protocole commotion (au moindre soupçon sortie définitive), et surtout aménagement du calendrier (déjà pour évite les doublons) pour des phases de repos et préparation réelles (c'est dingue que les joueurs les plus affutés soient ceux qui reviennent de blessure) et je pense qu'on aura déjà fait un grand pas. Une saison à 42 dates maxi avec pourquoi pas un max autorisé par joueur de 33 feuilles par saison (soit 3/4 des matchs possibles à jouer).
Kad Deb
Kad Deb
En voulant rendre le rugby plus télégénique, le rugby à XV a eu tendance à se rapprocher du XIII. Les phases de conquête ordonnées (mêlées, touches) ont été diminuées au profit du jeu courant. Et cela aboutit au contraire de l'effet recherché : davantage de difficulté à fixer les défenses car les avants se consomment moins en mêlée. D'où le passage par plus de rucks. Si on ajoute le professionnalisme avec des joueurs mieux préparés et les remplacement tactiques où on peut changer la moitié de l'équipe en cours de match, rien de surprenant dans cette évolution. Aujourd'hui, les piliers et 2e lignes font le boulot des 3e lignes d'il y a 40 ans. Quant aux 3e lignes, ils sont omniprésents toute la rencontre. Dans ces conditions, peu d'espaces pour les attaques : défense, rucks et jeu au pied prennent le dessus.
Nicauvergnat
Nicauvergnat
Déja, donnons la priorité a la technique tant sur les plaquages que dans les mêlées spontanées, le physique n'intervenant qu'en second lieu pour servir la susdite technique et que les arbitres appliquent correctement les règles ( il ne me semble pas que ce soit toujours. le cas ).
Un riz savant scie
Un riz savant scie
A l'attention du rédacteur @théofondacci qui a certainement voulu varier de style en parlant d'une augmentation de 500% au lieu de dire cinq fois plus (passage de 40 à 200). Une augmentation de 500% c'est une multiplication par 6.
Pianto
Pianto
la multiplication des chocs et des blessures neurologiques graves pose question. je dois avouer que j'ai du mal à trouver une réponse intelligente à ce problème. J'aime bien l'idée de combat collectif de Marcfan mais je ne vois pas quelle forme ça peut prendre. Il me semble qu'on pourrait aussi imposer que les déblayages se passent dans les règles, en prenant l'adversaire avec ses bras et plus jamais en percussion comme c'est toléré actuellement. ce qui m'ennuie profondément c'est qu'avec les règles actuelles, non seulement, il y a peu de monde autour des phases de plaquage donc beaucoup pour défendre le premier rideau mais en plus il y a trop de pénalités données. l'avantage que donne une pénalité est tellement important que les équipes ne prennent plus le risque de jouer dans leur camp... Il faudrait revoir le barème de sanction avec davantage de bras cassés et moins de pénalités, peut-être ?
Thorki83
Thorki83
Il faut arrêter de vouloir aseptiser le jeux à tout prix pour que les parents veuillent bien amener leurs enfants au Rugby . Le Rugby c'est un sport de combat collectif donc il y a des risques c'est normal , si tu veux pas en faire et bien tu fais autre chose comme le ping pong ou autres c'est très bien . Dénaturer le jeux pour faire plus " clean " auprès des gens et le rendre plus "accessible" cela ne serait vraiment pas rendre service à ce sport . Pratiquer ce sport à un risque , et encore pas autant que certains sports de combats ou autres il faut l'accepter et essayer de prévenir au maximum les commotions .
MARCFANXV
MARCFANXV
C'est drôle mais sitôt qu'on parle sécurité, illico on fait un focus sur mêlées spontanées (aujourd'hui je suis en mode rétro alors j'utilise le vocable originel -enfin...chez nous !- pour parler de ce qu'on dénomme aujourd'hui dans un mauvais Anglais le plus souvent : "Ruck" !). D'aucuns estiment qu'il convient simplement d'appliquer strictement le règlement existant (pourquoi devrait-il en aller différemment ???? C'est le principe-mm d'un règlement que de devoir être respecté non ?), d'autres qu'il s'agit essentiellement de la faire évoluer vers moins de participants pour améliorer substantiellement les choses en matière de sécurité. Je ne suis d'accord ni avec l'une, ni avec l'autre de ces solutions. Bien sûr, faire respecter la règle contribue à la clarté du jeu et dans un certain nombre de cas sécuriser le participant à la mêlée spontanée. Bien sûr on peut aussi considérer que réduire le nombre d'acteurs de ces situations va par extension réduire le risque de pathos sur ces situations mais à bien y regarder ce n'est que déplacer le pblm et pire, avec facteur exponentiel... Ce n'est pas la mêlées spontanée en tant que telle qui pose spécifiquement problème mais la multiplicité des mêlées spontanées ! Questions...Réponses...En cascade... Et pourquoi multiplicité des mêlées spontanées ? Parce que peu d'espace pour contourner, éviter etc... Et pourquoi peu d'espace pour contourner, éviter ? Parce que beaucoup de joueurs disponibles et mobilisés pour fermer le 1er rideau. Et pourquoi bcp de joueurs disponibles et mobilisés pour fermer le 1er rideau ? Parce que sur leurs deux pattes et pas accaparés par ailleurs... Et pourquoi sur leur deux pattes et pas accaparés par ailleurs ? Parce que peu nombreux mobilisés pour la conquête ou conservation du ballon ! Je pense qu'on arrive à la véritable pierre d'achoppement pour ce qui concerne la mêlée spontanée. Mon Grand-père disait : " Jouer au Rugby c'est passer un 1/3 de son temps au sol, un 1/3 de son temps plié en deux , un 1/3 de son temps debout à courir". Aujourd'hui (parce que les règles le permettent ou le demandent, c'est selon) c'est courir-replacer, courir-replacer accessoirement impacter pour faire mal si l'occase se présente mais sans perdre de vue que l'objectif principal reste de courir-replacer. Un peu plus bas, je me suis fendu d'un message pour questionner sur : "Qu'est-ce que la nature fondamentale -ou fondatrice- de ce jeu ???". Mon avis : C' est la dimension collective de combat pour conservation ou gain du Ballon qui fait la spécificité de ce sport. A trop ou mal légiférer les mêlées spontanées (il est vrai qu'on ne touche pas là au sommet de l'esthétisme pour qui n'est pas habitué ou initié !) on est arrivé à la conséquence qu'elles se sont multipliées tout en concernant bcp moins de monde à chaque point de rencontre (avec aussi pour effet-bis que le camps défendant n'y va pas nécessairement pour se mettre en conquête de la gonfle mais le plus souvent en ralentisseur de jeu et/ou conquérant de pénalité !!!). Conclusion : Redonner ses lettres de noblesse à notre sport mais aussi limiter la portée des blessures handicapantes sur le long terme devrait passer par redonner sens au combat collectif. L'exact opposé des trajectoires prises ces dernières décennies. Parce que plus de mecs mobilisés à la lutte dans les mêlées spontanées signifie aussi plus d'espace disponibles pour utiliser le ballon conquis...Donc moins de collisions, moins de mêlées spontanées etc...
pedronimo
pedronimo
Voilà mon idée iconoclaste: rendre le jeu au sol tellement dangereux que personne ne voudra tomber. Finis les rucks si on légalise le stamping et tout le reste. Avec quand même interdiction de marcher sur la tête, comme cela on protège la tête. Là on privilégiera la passe. Ouvert à discussion, mais c'est LA solution.
QuadeCoupeur
QuadeCoupeur
A vrai dire il y a un paquet de sports qui sont très limites point de vue sécurité, et pas juste des sports co....Personnellement, j'ai arrêté le rugby pour avoir plus de temps pour le skate et je peux vous dire que les skaters pro encaissent un nombre assez flippant de chocs à la tête eux aussi. En snowboard, une star comme Kevin Pearce a dû tout arrêter après un traumatisme grave, avec un casque pourtant. Sans parler de l'alpinisme, ou de sports considérés bénins mais qui font pourtant beaucoup de morts comme l'équitation. Bref, le rugby de haut niveau a des conséquences, c'est indéniable, mais son image de sport dangereux me paraît exagéré globalement.
lelinzhou
lelinzhou
La première des mesures à prendre si l'on ce soucie vraiment de la sécurité des joueurs serait d'obliger les arbitres à faire respecter les règles déjà existantes concernant les rucks. Je ne crois pas qu'à l'heure actuelle on puisse assister à un seul ruck sans fauteS : déblayages sauvages empilements totalement illégaux, entrée sur le côté etc... : d'où commotions, entorses ou fractures pour les joueurs coincés sous une montagne de viande complètement illicite et autres pathologies plus ou moins graves Faisons respecter à la lettre les règles régissant les rucks et on aura fait déjà un gros progrès en matière de sécurité. Ce qui ne dispenserai pas bien sûr de travailler aux problèmes posés par les plaquages et les percussions dans le jeu.
MARCFANXV
MARCFANXV
Je n'aime pas la conclusion du présent article qui sous-entend l'idée que de larges évolutions règlementaires (avec comme objectif d'améliorer la sécurité alors que depuis des lustres l'immense majorité des évolutions visent essentiellement à plus de "spectacularité !") auraient pour conséquence de "dénaturer" notre sport. Quoi de plus contributif dans les esprits pour ne pas faire évoluer les choses que de s'accrocher à cette chimérique idée d'une supposée nature profonde, ancestrale et/ou intemporelle de ce jeu qui ne pourrait être changée sans le vider de sa substance ? Et si c'était l'inverse ? Et si c'était parce que précisément le jeu de Rugby a été pour large partie et à de nombreux égards corrélativement à l'instauration du professionnalisme vidé (j'allais dire amputé !) de sa substance originelle (quel lointain rapport a ce jeu avec celui inventé par ceux qui en furent les pionniers ?) qu'on en paye aujourd'hui les conséquences ? Très franchement à part peut-être le Hand qui est passé de 11 en extérieur à 7 en intérieur, quel sport Collectif à opéré a autant de modifications règlementaires que le Rugby comparativement aux règles telles qu'initialement pensées ? Invoquer une nature "indénaturable" de ce sport sauf à considérer que l'an zéro de la pratique correspond peu ou prou à l'année 1995 n'a guère ni de sens, ni de légitimité tant il fut modifié au cours de son histoire. Serait-ce "dénaturer" ce sport que de supprimer le lift en touche ? Pourtant les mecs ont fais sans pendant plus d'un siècle (ce qui entend aussi qu'il n'y avait pas nécessité de multiplier les mecs qui culminent à 2 mètres). Serait-ce dénaturer ce sport que de supprimer le tee ? Pourtant les mecs ont fait sans pendant plus d'un siècle ! ( ce qui entend aussi que la moindre faute à moins de 40m de son embut ne se traduit pas nécessairement par 3pts encaissés). Je donne juste ces 2 exemples (on peut en trouver mille) pour démontrer que si un mec qui pratiquât avant-guerre et malheureusement mort sur le front venait sitôt ressuscité voir un match de Rugby; à coup sûr sa réaction serait de dire : " Ce jeu est profondément dénaturé !". Je pense que l'immense majorité des nouvelles règles depuis 25 ans ont été pensées uniquement vers plus d'attrait télévisuel et adviendra ce qu'il adviendra (après, on corrige à la marge quand c'est trop). Peut-être que justement revenir à la nature initiale de ce jeu (par exemple la dimension "combat-collectif" pour la conquête du ballon priorisée sur "victoire dans un combat individuel" pour cette mm conquête aujourd'hui) contribuerait à réduire les blessures à portée lointaine...
schallerthomas17
schallerthomas17
Passons de 15 à 12 on donnera de l'espace. Rendons impossible les contestations en Ruck, le joueur plaqué reste à terre et le soutien à 4 secondes pour "assurer" sa possession au delà turn-over mais ces idées dériveront malheureusement sur du jeu encore plus hardcore
Silkerin
Silkerin
Je vous rappelle que la dernière "superstar" du rugby français s'est fait connaitre en mettant KO un mec et en cassant la mâchoire d'un autre... Faut pas faire les surpris aujourd'hui alors que la plupart d'entre nous s'extasie devant des chocs qui tueraient un humain normalement constitué. On a voulu les jeux du cirque, on les a, maintenant espérons qu'il y ait une prise de conscience générale du problème et on fera des belles banderoles et minutes de silence pour les générations sacrifiées.
pascalbulroland
pascalbulroland
Le docteur Bennet Omalu , qui a découvert l'ECT ( Encéphalopathie traumatique chronique ) disait il n'y a pas si longtemps que les jeunes joueurs de football ( la tranche d'âge touche toute la période de formation du cerveau jusqu'à sa maturité ) ne devraient pas faire des "têtes" sur de longs dégagements car la boite crânienne est trop fragile pour protéger le cerveau
Silkerin
Silkerin
La "solution" est simple, l'avenir du rugby c'est le VII. Présent aux JO, plus spectaculaire, nécessitant moins de licenciés pour un club, moins dangereux et surtout beaucoup plus répandu que le XV (en terme de pays concernés). Entre ses règles incompréhensibles aux néophytes, ses risques, ses finances qui reposent sur du vent de manière relativement globale (oui pas que dans le Top 14) et sa consanguinité, je ne vois pas le XV rester sport majeur dans la prochaine décennie.
rororo4
rororo4
Il serait intéressant de comparer avec les statistiques du Rugby à XIII
Pianto
Pianto
pour la multiplication des rucks et des plaquages, il faut aussi tenir compte de l'augmentation du temps de jeu effectif. trois fois plus de plaquages mais est-ce qu'on ne joue pas trois fois plus aussi ?
O'Livey
O'Livey
L'un des points que je trouve inquiétant, c'est la position des gratteurs aujourd'hui. Les déblayages sont très violents, et ça semble s'aggraver lentement et surement. Mais si cette situation s'aggrave, c'est, à mon sens, à cause d'une trop grande liberté laissée à ces gratteurs, les rendant très difficile à sortir. Vous vous souvenez du déblayage de Gabrilllagues sur Barcley lors du premier match de préparation de la CdM 2019 (ce qui lui a d'ailleurs valu quelques semaines de suspension)? Ou plus récemment le grattage de Ben Earl sur Couilloud lors de la finale de l'Aultumn nation cup? Dans les ceux cas, le gratteur a une attitude où il est extrêmement penchés vers l'avant, offrant sa nuque au déblayeur. Et ça les rend quasi impossibles à déblayer, car la position (moyennement légale soit dit en passant) leur permet d'avoir les jambes relativement loin derrière leur corps, leur permettant une bien meilleure stabilité, pendant qu'ils se servent de leurs bras autant pour gratter que pour se maintenir en équilibre. Je parle de ces deux exemples cars ils m'ont marqués, mais au bas mot la moitié des tentatives de grattage se font dans une position similaire, avec les épaules bien en dessous des hanches. C'est ce genre d'attitudes qui provoque des déblayages aussi violents, car sinon, ils sont inefficaces. Mais la solution est finalement assez simple: il suffit que les arbitres soient plus vigilants aux attitudes des gratteurs, et interdise strictement toute tentative de grattage qui ne soit pas conforme (épaules au dessus des hanches). Alors oui, ça va beaucoup siffler au début, mais au final ça devrait avoir des bénéfices très intéressants. La conséquence directe, c'est que les gratteurs seraient dans une position moins favorable, et donc plus facile à déblayer. Gain important pour le jeu: des gratteurs moins efficaces, donc une sortie de balle plus rapide, pas besoin de perdre autant de soutient offensif au déblayage. Et gain pour la sécurité: déjà, la position de gratteur fait qu'il n'offre plus sa nuque au déblayeurs. Les impacts n'auront pas besoin d'être aussi violents, donc moins de risque de commotion. Et une position "normale" du gratteur permet d'utiliser une technique "normale" de déblayage, à savoir qu'on peut le déblayer de bas en haut, en jouant sur la poussée plus que sur l'impact, là où sur un gratteur qui a la tête plantée dans le sol, à part charger comme un bourrin, sur un mouvement de haut en bas, en espérant le faire lâcher sur l'impact, y'a pas vraiment de solution.
lebonbernieCGunther
lebonbernieCGunther
Des stats pour une fois intéressantes et révélatrices de la stratégie d'affrontement mise en place depuis quelques années. Alors juste une idée comme ça: sachant qu'il n'y a rien de plus chiant (et de dangereux donc) qu'une série de pick and go, pourquoi ne pas travailler à une règle qui en limiterait le nombre? Voire même en limiter le nombre de participants dans certaines situations ou zones de jeu?
jlr974
jlr974
60 touches et 43 mêlées en moyenne dans les années 70 ! Je me doutais bien qu'il y en avait plus qu'aujourd'hui , mais pas à ce point .
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