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Craig Joubert, Vermeulen et le trophée : la fin en apothéose des Bleus face à l'Ecosse en 2007 !

Le match du XV de France contre l'Ecosse est décisif pour la victoire finale dans le 6 Nations. Comme en 2007 ! Retour vers le futur.

Clément Suman 05/03/2020 à 11h13
Craig Joubert, Vermeulen et le trophée : la fin en apothéose des Bleus face à l'Ecosse en 2007 !
Craig Joubert, Vermeulen et le trophée : la fin en apothéose des Bleus face à l'Ecosse en 2007 !

Le contexte

Nous sommes en 2007, à quelques mois de la Coupe du monde organisée sur le sol français. L'actuel président de la FFR, Bernard Laporte, était alors sélectionneur des Bleus, qui accueillent l'Ecosse pour la dernière journée de la compétition. Avec l'objectif d'inscrire leur nom au palmarès... Tenante du titre, la France ne peut réaliser le Grand Chelem depuis sa défaite 26 à 18 contre l'Angleterre, le week-end précédent.

Mais - à égalité de points avec l'Angleterre et l'Irlande - elle peut conserver le trophée. Le premier match de la journée oppose l'Irlande à l'Italie. Et le XV du Trèfle fait le boulot, en s'imposant 51 à 24. Pour le deuxième match, la France doit donc battre l'Ecosse par 24 points (ou plus) pour passer en tête du classement grâce au goal average. 

Tout en espérant que l'Angleterre perde au Pays de Galles, ou ne gagne pas trop largement.

L'équipe

Il y avait du beau monde sur la pelouse du Stade de France... A l'époque, les Bleus font figure de référence sur la scène européenne, voire mondiale. Heymans, Clerc ou Jauzion derrière, Harinordoquy, Thion ou de Villiers devant... Du lourd. Actuel manager des Bleus, Raphaël Ibanez était le capitaine d'une équipe avec un gros banc : Mas, Elissalde, Traille...

En face, le légendaire Chris Paterson jouait à l'arrière, et le pack était composé de plusieurs joueurs ayant joué dans l'Hexagone comme Scott Murray, Nathan Hines ou Simon Taylor. Deux joueurs n'ont pris leur retraite qu'il y a quelques mois : Ross Ford et John Beattie, passé par le Top 14.

Le XV de départ :

15 Clément Poitrenaud, 14 Vincent Clerc, 13 David Marty, 12 Yannick Jauzion, 11 Cédric Heymans, 10 Lionel Beauxis, 9 Pierre Mignoni, 7 Julien Bonnaire, 8 Imanol Harinordoquy, 6 Serge Betsen, 5 Lionel Nallet, 4 Jérôme Thion, 3 Pieter de Villiers, 2 Raphaël Ibañez (cap.), 1 Olivier Milloud.

Les remplaçants :

16 Sébastien Bruno, 17 Nicolas Mas, 18 Pascal Papé, 19 Elvis Vermeulen, 20 Jean-Baptiste Élissalde, 21 Damien Traille, 22 Christophe Dominici

Le match

D'entrée, c'est la douche froide : Nikki Walker gagne un duel aérien avec Clément Poitrenaud, et inscrit le premier essai du match. Il faut attendre la demi-heure de jeu pour qu'un certain Craig Joubert accorde un essai aux Tricolores. Après un exploit personnel de Pierre Mignoni, Yannick Jauzion va lui aussi dans l'en-but. Las, Sean Lamont marque avant la mi-temps, sur une pénalité vite jouée. Comme quoi, des cheveux blonds peroxydés et des mitaines oranges n'empêchent pas de briller...

Mais ce jour-là au stade de France, porté par un public en feu, les Tricolores sont habités. David Marty passe la ligne de craie, après un joli mouvement des 3/4. Cédric Heymans fait de même, moins de dix minutes plus tard... Puis les avants prennent les choses en main : poussé par son pack, Olivier Milloud marque en force...

A ce moment de la partie, les Bleus ont dépassé l'Irlande au classement général. Seulement, à quatre minutes du coup de sifflet final, Euan Murray (qui jouera par la suite à Agen et Pau) plonge en coin, résistant au plaquage de Vincent Clerc. La France n'a pas le choix : si elle ne marque pas un essai, le 6 Nations s'envole. Finalement, la lumière viendra d'Elvis Vermeulen après une série de pick and go. Après assistance vidéo, Craig Joubert libère les Tricolores... qui devront attendre le match entre le Pays de Galles et l'Angleterre pour savourer. Et le XV de la Rose perdra !

ginobigoudi
ginobigoudi
I-ma-nol !!! 😍 😍 😍
Jak3192
Jak3192
Ya un intru dans la ligne de 3/4...
Noir&Blanc
Noir&Blanc
Je signe de suite pour le même résultat !
ketamine
ketamine
Ma plus grande interrogation rugbystique : "comment Marty a-t-il pu être préféré à Fritz ?" 😕
breiz93
breiz93
Ah cette troisième ligne; Bonnaire. Harinordoquy, Betsen...
Colbert175
Colbert175
Quasi tous les joueurs me font réver ! j'ai l'impression de jouer à rugby 2008 de EA sports tseuneugame !!!!
Silkerin
Silkerin
Je me souviens qu'en plus les Irlandais avaient pris un essai debile à la dernière seconde contre les italiens. Et au final on gagne le tournoi pour un +4 au goal-average. Bref la routourne avait bien tournee cette fois là.
ced
ced
une charnière Mignoni- Beauxis et on gagnait des titres qu'est-ce qu'on a pu faire après ça pour que ça déconne autant ?
math1907
math1907
C'était qui le second pilier remplaçant à cette période ? Il n'est pas inscrit dans la compo de l'article.
STEDF
STEDF
Quand on voit l'équipe, faite que de grands talents, et que l'on compare avec l'équipe actuelle. On voit bien que ce sont les joueurs sur le pré qui font la différence ,le staff est la pour les accompagner bien sur ,mais la différence comparée au année intermédiaire est flagrante .
Mat RCK
Mat RCK
Good game Craig ! Thank you. Hope you will be as good at the world cup.
DavidMartyGroupie
DavidMartyGroupie
Plus qu'un seul joueur en activité (YONEL) et deux légendes au centre (le premier qui nous contredit avec @TeamVisceres se verra dans l'obligation de quitter le site)