Il souffle comme un air glacial dans les contrées lyonnaises par les temps qui courent. En cette période de grand froid sur l’Hexagone, la brise frigorifiante qui bat son plein un peu partout ces dernières semaines semble encore plus inhibante du côté de la cité rhodanienne. Dans les travées de Gerland tout du moins. C’est bien simple : depuis près d’un mois et l’apparition des premières grosses fraîcheurs, le LOU ne mord plus. Après un intermède européen bien négocié mais frustrant (10 points dont une victoire sur tapis vert), les hommes du président Roubert ont ensuite connu la défaite à 3 reprises lors de leurs 4 dernières sorties. A Brive tout d’abord (12 à 8) pour leur premier résultat négatif à l’extérieur depuis septembre. Puis, et ce fut bien plus inquiétant, à domicile contre Castres (14 à 15), dans une apathie généralisée malgré une supériorité numérique durant 75 minutes. On passera la maigre illusion de milieu de semaine face aux jeunes pouces de Montpellier pour finalement pointer du doigt la déculottée de dimanche à Bordeaux (34 à 9) et poser cette question : mais qu’est-ce qui cloche à Lyon ?
Là, on lancerait que les explications sont multiples du côté de l’avenue Jean-Jaurès. Ce gros coup de mou, rappelons que les ouailles de Pierre Mignoni l’avait déjà eu la saison passée à pareille époque, dès lors que décembre avait pointé le bout de son nez. Pour autant, on aurait juré que les Lyonnais avaient depuis pris de la bouteille et renforcé leur effectif comme il le fallait afin de pallier ces difficultés hivernales. Oui mais voilà, la rencontre en terre corrézienne durant le Boxing Day a, bien au-delà de la défaite, laissé des traces pour l’heure, indélébiles.