Après la Coupe du monde et la Ligue des nations, l'EPCR, relance l'idée d'une Coupe du Monde des clubs de rugby qui opposerait les meilleures équipes des deux hémisphères. Dominic McKay, le président de l'EPCR, a évoqué via L'Equipe cette perspective lors d'une conférence le 8 novembre. Le scénario ? Un rendez-vous quadriennal à partir de 2028, qui réunirait les meilleures formations du rugby du Nord et du Sud.
Un Projet en Marche
À Toulouse, le gratin du rugby s'est rassemblé pour discuter de l'avenir des compétitions européennes. Et au cœur des discussions, un sujet est sorti du lot : la Coupe du Monde des clubs. Dominic McKay a révélé l'appétit grandissant pour cette compétition de l'instance maîtresse des Coupes d'Europe de rugby.
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Des clubs français et britanniques seraient particulièrement enthousiastes, jetant ainsi les bases de ce qui pourrait devenir une nouvelle tradition du rugby mondial.
Adieu Phases Finales Classiques ?
La Coupe du Monde des clubs ne se ferait pas sans sacrifices. McKay a laissé entendre que les phases finales de la Champions Cup et du Super Rugby pourraient céder la place à ce mastodonte tous les quatre ans. Les huit meilleures équipes de chaque ligue seraient qualifiées, et le tournoi se jouerait sous forme de phases finales, à partir des huitièmes.
Des Défis à Relever
Cependant, des obstacles logistiques se dressent encore sur la route de cette Coupe du Monde des clubs. Les cadences infernales pour les joueurs, déjà sollicités pour diverses compétitions, et la santé des athlètes sont des préoccupations majeures. De plus, l'annonce récente de la Coupe des nations tous les deux ans à partir de 2026 complique encore plus le calendrier international.
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Les Détails Restent à Régler
Dominic McKay a partagé les contours de la compétition, tout en soulignant que de nombreux détails restent à régler. La question géographique, le modèle financier et les considérations écologiques face aux nombreux voyages aériens demeurent des défis cruciaux.
Un Format à Imaginer
Pour le format, les idées fusent. L'idée d'une fenêtre en juin, regroupant les quatre derniers week-ends, fait son chemin. La compétition pourrait être divisée en deux parties, impliquant d'abord les équipes du Top 14, de la Premiership anglaise, et de l'URC, avant de faire place aux meilleures équipes de l'hémisphère sud. Une véritable confrontation Nord-Sud qui ferait vibrer la planète rugby. Mais à l'heure actuelle, le chemin vers l'officialisation semble encore très long !
Pour cette saison les deux championnats Top 14 et Prod2 ont généré 1,25 milliard d’euros de recettes, bien loin devant les matchs de l’EDF
Donc hormis nos championnats pros, les clubs doivent trouver des recettes supplémentaires
Et là il n’y a pas de baguettes magiques
Soyez-vous augmentez le nombre de représentations (clin d’œil au spectacle), soit vous augmentez les recettes par représentation
Quand je parle de recettes il faut bien sur entendre les hospitalités, la billetterie, les droits de retransmission (parce qu’une compétition plus alléchante est censée attirer plus d’annonceurs avec un ticket d’entrée plus élevé) et bien sur les abonnements aux diffuseurs
Vous l’aurez compris cette compétition s’inscrit dans la deuxième solution
Au mépris de l’impact carbone, de la santé des joueurs ( car c’est plutôt le nombre de matchs qu’on devrait réduire ) et fait un pari qui n’est pas gagné : augmenter les droits de retransmission, le cout des spots publicitaires et bien sur les abonnements et la billeterie
Alors oui surement que cette compétition sera plus attractive tous les 4 ans que les championnats européens et le super rugby
Mais cela suffira t’il à consolider les finances des principaux clubs de rugby dans le monde ?
Pas si sur
Et comme le rugby fait que les destinées financières des fédérations et des clubs ne sont que très peu liées , on va se confronter à une opposition des intérêts financiers ;et notre championnat pro , qui fait figure d’exception, devra se battre dans un environnement global plus défavorable voir hostile
Je pense à Gandhi
l y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.