Une réunion ce jeudi
D'après les informations du Midi Olympique, une réunion exceptionnelle se tiendra ce jeudi 28 décembre à 18h, entre les managers de Top 14, et les dirigeants de la FFR et la LNR. Ces derniers s'entretiendront au sujet de la mise à disposition des internationaux par les clubs de Top 14 à l'équipe de France. Certains désaccords sont source de tensions, nous vous expliquons.
Si Fabien Galthié avait pour habitude d'en sélectionner d'abord 42, le technicien tricolore aimerait conserver ce droit, afin de permettre à son équipe de fonctionner au mieux. Cependant, Ugo Mola avait récemment mis sur le devant de la scène les difficultés des clubs pour gérer les différentes échéances sportives avec ses meilleurs joueurs de retenus. Un aspect que défend aussi Mignoni.
Néanmoins, après le manager de Toulouse, Pierre Mignoni a aussi tapé du poing sur la table, soutenant son homologue de la ville rose. Ce dernier, qui est un autre membre de la commission sportive de cette fameuse réunion, s'est exprimé : "Pour l’heure, il n’y a pas d’accords officiels. Je suis avec Ugo par rapport à ce qui l’a dit. Il a parlé également par rapport à son club. Je ne veux pas parler d’un point de vue individuel, car nous sommes sur un projet collectif. Mais, pour moi, on a tout fait pour l’équipe de France pendant quatre ans. Pendant quatre ans, on a donné beaucoup de choses à l’équipe de France. On pense que c’était normal. Aujourd’hui, on va continuer à donner à l’équipe de France, mais on ne peut pas affaiblir nos clubs." (Midi Olympique)
Évidemment, après ce sujet, la gestion des internationaux sur la saison complète est un autre point de discorde, qui est revenu sur la table de nombreuses fois ces dernières semaines. Les principaux intéressés ce sont même plains des saisons à rallonge, et de la fatigue autant physique que mentale accumulée.
Le manager de Toulon est revenu dessus : "On gère nos internationaux comme on le peut, on le fait du mieux possible, a appuyé le manager varois. On n’a pas besoin de Pierre, de Paul ou de Jacques pour gérer ça. On nous a fait une proposition (pour gérer les internationaux, NDLR), ce n’était pas acceptable. Point barre !"
"On est prêt à autant donner, mais on ne peut pas plus donner. C’est plutôt ça. Nous n’avons pas dit qu’on allait donner beaucoup moins. On ne va pas donner beaucoup plus non plus. À un moment donné, on a un club, une saison à gérer avec un Top 14 et une coupe d’Europe. C’est juste infernal !"(Midi Olympique)
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Laurent Labit tempère
Adjoint du XV de France puis entraîneur des arrières, Laurent Labit a été en Bleu depuis quatre ans. Après l'échec de la Coupe du monde, ce dernier a rejoint le Stade Français en qualité de directeur du rugby.
Ce dernier a tenu à rappeler que l'équipe de France est, et restera, la vitrine du rugby français : "Je crois que l’équipe de France doit rester la tête d’affiche de notre rugby", a enchaîné le directeur du rugby du Stade Français. "C’est sûr que le Top 14 est important, que nos clubs sont importants, mais on sait que l’image du rugby, les partenaires, les médias et tout le monde s’intéresse au rugby à travers surtout l’équipe de France. Cela doit être la locomotive du rugby français."(RMC Sport)
"Tous nos joueurs sont mis en valeurs et connus parce qu’ils jouent pour l’équipe de France. Je pense que c’est important et je pense que c’est important que l’équipe de France gagne, qu’elle soit forte. Cela amène aussi des jeunes dans les écoles de rugby, dans nos clubs. Cela valorise le travail de tous nos éducateurs sur tout le territoire."
Néanmoins, désormais à la tête d'un club, Labit connaît les limites de ces derniers vis-à-vis du calendrier. Il espère donc un accord gagnant pour les deux parties :"On a plus de 1.700 clubs amateurs qui forment nos joueurs. Bien sûr, on a 30 clubs professionnels en France, on a aussi et surtout beaucoup de clubs amateurs et l’équipe de France, elle représente ça aussi. Donc je crois qu’il faut arriver à trouver ce qui est le mieux pour le sélectionneur, ce qu'il lui faut pour travailler. Et bien sûr sans trop pénaliser les clubs qui fournissent beaucoup le XV de France." (RMC Sport)
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Les clubs se sont mobilisés ces 4 dernières années, c'est indéniable. Mais les saisons n'en demeurent pas moins trop longues pour les organismes et cela a pesé sur le résultat final.
Les clubs peuvent que difficilement réduire les attentes autour de leurs joueurs et subissent aussi les calendriers imposés.
Le XV de France n'a pas su prendre en compte cette donnée et on s'est retrouvé avec trop de titulaires blessés au moment de démarrer la compétition.
Sérieusement à quoi ça servait de jouer à fond le tournoi 6 Nations 2023? On y a perdu Jelonch et son genou.
A quoi ça servait de gagner tous les matchs de préparation + une prépa physique aussi poussée? On a gagné 2 équipes qui ont été éliminées en poules + les Fidji et on y a perdu NTK, Danty, Willemse puis Baile et Marchand.
A quoi ça servait d'aligner l'équipe type contre la Namibie? On a battu le record du score fleuve super et ça a couté Dupont.
C'est au XV de France de garder en tête que les joueurs ne sont pas des machines et que la data est pertinente pour une période de 2-3 mois pour suivre l'état de forme d'un joueur mais montre ces limites sur les risques de blessures de fatigue.