Il y a une récurrence que l'on retrouve dans les matchs du Tournoi des Six Nations. Des actions de jeu très longues, dont certaines ont marqué les esprits tellement elles étaient incroyables. Les 40 phases de jeu de l'Irlande amenant le drop victorieux de Sexton face à la France en 2018 ; les 34 phases de jeu des Gallois en 2019 avant de venir à bout de l'Angleterre ; ou les 23 de l'Irlande face à ces mêmes Anglais deux ans plus tard, conclues par l'essai de Jack Conan. Bien que ces phases de jeu impressionnent, il est tout de même gênant de constater que là où certaines équipes doivent enchainer les temps de jeu pour terminer dans l'en-but, certaines sont beaucoup plus expéditives. Notamment les nations de l'hémisphère sud. Alors que chaque saison, celles-ci arrivent en Europe face à des équipes qui débutent la leur, comment expliquer les résultats globalement meilleurs du Sud en tournée du Nord ?
Réputées joueuses et spectaculaires, elles seraient en fait beaucoup plus efficaces grâce à une utilisation très optimisée du jeu au pied. Mais attention, pas n'importe quel jeu au pied. Le jeu au pied offensif, pouvant être utilisé comme une option d'attaque. Pas le coup de pied de dégagement ou de mise sous pression de l'adversaire.