A-t-il eu peur en se tenant une nouvelle fois la tête à l’issue de la dernière situation de jeu face à Toulouse ? Jo Danty a laissé entendre qu’il n’avait - heureusement pour lui - pas d’appréhension particulière à l’idée d’aborder un match.
Pourtant, lui qui a subi deux commotions cérébrales et d’autres coups à la tête ces deux dernières années sait que conséquences il peut y avoir.
Sans être d’une extrême gravité dans son cas pour l’instant, le 3/4 centre aux 29 sélections admet néanmoins porter des lunettes de repos le plus souvent possible, depuis un certain temps.
Ce qui n’était absolument pas le cas par le passé. "Avant le Tournoi, j'ai vu un orthoptiste qui s'est rendu compte que ma vue avait été dégradée suite à cette commotion (Face au Leinster, en janvier), explique-t-il pour RMC Sports. J'ai un petit souci maintenant sur la vue de près. Je dois porter des lunettes au maximum pour pouvoir reposer mes yeux".
Désormais, le Rochelais de 31 ans utilise ses verres notamment après les entraînements quotidiens et les matchs, suite à la fatigue accumulée. "Ça pèse car cela reste mon intégrité physique. J'ai subi une altération de la vue, ça reste léger mais on ne sait jamais comment le corps peut réagir sur le long terme".
VIDÉO. TOP 14. Les skills de folie d’Uini Atonio pour le magnifique essai rochelaisOn le sait, chaque cas de joueurs commotionnés est différent et à prendre très au sérieux. De nombreux joueurs, parfois négligeants avec leur santé ou entraînés à faire front malgré tout face aux enjeux, l’ont payé très cher. En espérant pour Jo Danty, qui s’approche doucement du dernier chapitre de sa carrière mais qui reste encore un très jeune homme dans la vie, qu'il n’ait jamais plus de complications que cela, à l’avenir.

De celle d'aujourd’hui ou de celle de demain ?
Ça me fait penser à un robinet qui fuit
Soit on le répare définitivement et on l'empêche de couler
Soit on met une cuvette dessous et quand elle est pleine on la vide
Visiblement celle de Danty n'est pas encore pleine et on ne va pas le changer. …encore ?
Je sais que certains vont me parler de liberté et de choix individuel car on va me retorquer qu'il connait les risques : tous les risques ? Pas si sur
Et pas sûr non plus que ce genre de liberté soit la seule donnée à prendre en compte dans un rapport employeur employé
Comment faire cadrer ça avec les devoirs et les obligations d'un employeur vis à vis de l'intégrité du salarié et l’avis médical sur le risque avec une notion extrêmement difficile à appréhender : le risque acceptable et par l’homme et par l’employeur ?
Et pour le coup le principe de précaution semble vraiment aux oubliettes
En tous cas cet article me met très mal à l’aise et me fais redouter sa prochaine commotion
Car si une ligne rouge existe, pour le coup dans ce domaine on ne le sait que quand c’est trop tard
Et là pas de chemin retour : juste espérer que les dégâts soient minimums
Encore une fois je suis extrêmement gêné par ce genre de choses