Si l’heure du constat fait mal à la tête pour les sextuples champions d’Europe, battus à deux reprises lors de cette phase de poules de Champions Cup, il semblerait que, ce matin, la presse anglaise n’ait aucune intention de passer la pommade à ses meilleurs ennemis de l’autre côté de la Manche.
Les Saracens recevaient l’ogre toulousain avec une dynamique loin d’être positive. À domicile cette saison, ils avaient subi trois revers, récemment face à Bath et Exeter, les reléguant à la sixième place de Premiership.
Pour autant, ils n’ont pas tremblé face à un Toulouse leader du Top 14 et se sont imposés 20-14, rendant la monnaie de la pièce à des Toulousains jugés un brin crâneurs, par la presse britannique.
Toulouse peut-il vraiment se rater une deuxième fois ? Cette figure du rugby anglais n'y croit pasWillis², duel fraternel de haut vol salué par la presse anglaise
C’était évidemment l’opposition la plus scrutée de cette rencontre, aussi bien par les médias français que britanniques. Et la confrontation entre Jack, le Toulousain titulaire au poste de flanker, et Tom, numéro 8 des Saracens, n’a pas déçu.
Les deux hommes se sont rendu coup pour coup, dans des registres très différents mais toujours avec la même appétence pour le combat. Tom Willis a notamment été admirablement stoppé par son frère, en particulier lors du premier acte, mais il est difficile de réitérer ce genre de performance quand on ne compte qu’un seul Jack Willis dans son équipe.
Les deux Anglais, qui ne seront plus éligibles pour la sélection la saison prochaine (Tom ayant vraisemblablement signé à Bordeaux), ont logiquement attiré une grande attention de la part du quotidien anglais The Guardian.
"L’autre image marquante fut le combat entre les frères Willis, chacun visiblement désireux de s’approprier la suprématie familiale. Les deux frères se sont affrontés très tôt, Jack plaquant Tom à la sortie d’une mêlée, avant d’être impliqués dans une brève échauffourée où il y eut davantage de sourires en coin que de coups échangés. Quel dommage qu’aucun des deux ne soit appelé avec l’Angleterre dans un avenir proche".
"Une prestation tonitruante de l’homme du match, Tom Willis, a posé les bases de la meilleure performance de la saison pour les locaux, améliorant nettement leurs perspectives de qualification pour les phases finales de la Champions Cup", évoque The Guardians.
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"Les champions de France étaient venus à Londres avec l’intention de faire de ce stade leur maison"
Une chose à attiré l'oeil des médias Anglais, c'est l'assurance des Toulousains. Fort d'un jeu propre et toujours aussi précis, les Toulousains ont évidement des raisons de se faire confiance, rugbystiquement parlant, il est aujourd'hui difficile de dire le contraire.
Pour autant, cette defaite sonne comme un véritable rappel à l'ordre notament vis à vis d'un eventuel excés de confiance, comme l'évoque The Times. Les Toulousains auraient fait preuve de quelques maladresses, mettant la musique à fond ou en installant quelques décorations superficielle à l'entrée de leurs vestiaires.
Bref, ce qui transpire dans le papier de ce quotidien britanique évoque une remise à l'heure des pendules bien méritée, pas sur que tout le monde l'entende de cette oreille au pays de la Violette.
"La campagne européenne de Toulouse est en danger. Leaders du Top 14, les Rouge et Noir ont traversé la Manche avec une équipe aussi complète que le permettaient les blessures. Les champions de France étaient venus à Londres avec l’intention de faire de ce stade leur maison. Ils avaient installé des rideaux aux couleurs toulousaines aux entrées de leur vestiaire et diffusé de la musique à plein volume, notamment Like Wooh Wooh de Rnbstylerz, durant la demi-heure précédant le coup d’envoi"
"La pluie a redoublé d’intensité dans le dernier quart d’heure. Les fautes de main ont empêché Toulouse de se créer une véritable occasion de gagner le match. Même Dupont et Jack Willis ont peiné. Pour les six dernières minutes, Dupont est passé à l’ouverture. En vain. Les Saracens ont tenu bon pour s’imposer à l’ancienne", souligne The Times.
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Maro Itoje : "Nous étions sous pression"
Difficile de vraiment définir cette équipe des Saracens, tant leurs résultats sont inconstants. Les pensionnaires du StoneX Stadium de Londres viennent pourtant de décrocher sans doute leur plus belle victoire de la saison face à Toulouse.
Avant de recevoir les Rouge et Noir, les Sarries revenaient d’une défaite contre les Sharks de Durban en Champions Cup et de deux défaites en trois matchs de Premiership. Face à ce constat, Maro Itoje, le capitaine de l’équipe, a décidé de réunir l’ensemble de ses coéquipiers pour tenter de trouver des solutions.
Premsport.TV a tendu son micro à l’international anglais afin qu’il s’exprime sur cette réunion, qui semble avoir porté ses fruits.
Journaliste Premsport.TV
Maro Itoje
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Mais là, hormis le résultat, s’arrête la comparaison
Car autant à Glasgow Toulouse domina la première mi-temps avant que les Warriors ne fassent de même en seconde, autant à Londres le combat fut âpre tout du long
Tout comme celui de haut niveau de la hiérarchie dans la famille Willis dominé par l’ainé sur ses terres même si Jack vendit chèrement sa peau et fut loin de démériter
Dominé au sol, sans trop de solutions avec un Toto redevenu humain et des imprécisions à foison, Toulouse confirme que cette année la CC va être un sacré parcours du combattant épuisant pour continuer son histoire d’amour avec cette compétition
Avec ce sentiment que l’hiver britannique (et les absents ?) lui ont enlevé toute sa superbe et on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec une UBB flamboyante
Alors y aura-t-il un beau printemps européen pour le ST ?