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XV de France : la dernière chance d'une génération sans trophée

Symboles d'un XV de France en déclin, les ''anciens'' n'ont plus que le Tournoi des 6 Nations 2019, et la Coupe du monde, pour sortir par la grande porte.

Clément Suman 31/01/2019 à 18h00
Si Bastareaud était du Grand Chelem 2010, les autres anciens du Groupe France attendent toujours de soulever un titre sur la scène internationale.
Si Bastareaud était du Grand Chelem 2010, les autres anciens du Groupe France attendent toujours de soulever un titre sur la scène internationale.

Ils resteront malgré eux la génération tremblante à l’idée de recevoir le Japon. La première de l’histoire du rugby français à perdre contre les Fidji, qui plus est à domicile. Ils ? Ces joueurs nés entre 1986 et 1990, et installés chez les Bleus depuis une dizaine d’années, pour les plus anciens. Une période qui coïncide avec la baisse de régime d’un XV de France relégué aujourd’hui à la 9ème place du classement mondial établi par World Rugby. Un XV de France dont le dernier trophée remonte à... 2010. Une éternité.

Cette génération, c’est aussi celle qui n’a jamais rien gagné sur la scène internationale. Et qui voit dans ce Tournoi des 6 Nations 2019, ou dans la prochaine Coupe du monde, une dernière chance d’inscrire son nom au palmarès d’une compétition.

La difficile succession des derniers cadors

De 2000 à 2010, le XV de France a remporté le Tournoi des 6 Nations à cinq reprises, dont trois Grands Chelems. Depuis, plus rien. Formation, étrangers, Top 14… Les arguments pour expliquer une telle baisse de régime sont nombreux. Il faut aussi y voir les limites d’une génération de joueurs dont certains ont pourtant été sacrés champions du monde chez les Juniors. A l’heure actuelle, combien de Français seraient choisis dans une sélection mondiale ? Peu. Et c’est le cas depuis plusieurs années.

Force est de constater que les Huget, Picamoles, Guirado, Slimani, Maestri, Trinh-Duc, Fofana ou Bastareaud n’ont pas su marcher dans les pas de leurs glorieux aînés, et n’ont pas eu les épaules pour créer (et porter) un collectif capable de ramener le rugby français au sommet de la hiérarchie européenne.

Slimani et Maestri, les symboles

Parmi ces joueurs, tous sélectionnés pour la dernière Coupe du monde et appelés au moins une fois par Jacques Brunel, Rabah Slimani, François Trinh-Duc et Yoann Maestri ont peut-être déjà loupé le train pour le Japon. Sans que personne ne s’émeuve vraiment de leur non-convocation pour le 6 Nations 2019. C’est que, lassé par ces résultats en berne, le public tricolore considère déjà comme impossible la victoire dans le Tournoi, préférant se focaliser sur 2023, et les espoirs portés par une nouvelle génération de champions du monde.

Un temps, Mathieu Bastareaud, Maxime Médard ou Yoann Huget ont également été écartés de la sélection. Si le Varois ne jouera pas face au Pays de Galles, tous les trois sont bien dans le groupe convoqué par le sélectionneur. Coincé dans une sorte d’entre-deux, ce dernier continue donc de s’appuyer sur cette génération “d’anciens” tout en préparant le futur avec les Ntamack, les Bamba... Espérant gagner quelques matchs, au passage.

Depuis 2010 dans le Tournoi, le XV de France termine

  • 2011 : 2ème
  • 2012 : 4ème
  • 2013 : 6ème
  • 2014 : 4ème
  • 2015 : 4ème
  • 2016 : 5ème
  • 2017 : 3ème
  • 2018 : 4ème

Des losers même pas magnifiques

L’étiquette a longtemps collé à la peau des Ecossais. Les joueurs du XV du Chardon sont souvent comparés à leurs homologues néo-zélandais, rapport à leur style de jeu. Problème : si les Blacks roulent sur tout le monde, les Écossais n’avaient pas souvent eu l’occasion de faire la fête avant l'avènement de la nouvelle vague (Russell, Gray, Hogg, H. Jones…). Gagnant la réputation de losers magnifiques, qui enchantent le public une heure durant, avant de totalement craquer en fin de match.

Mais si la courbe des résultats écossais et tricolores s’est inversée depuis plusieurs saisons, ces derniers n’ont pas vraiment hérité de la même “flatteuse” réputation. Le mandat de Philippe Saint-André a plus été marqué par les wattbikes que les essais de 80 mètres, ou les relances de l’en-but. Difficile de clamer haut et fort que les staffs de Guy Novès et Jacques Brunel aient effectué un virage à 180°. La faute aux joueurs à disposition ? Mathieu Bastareaud (50 sélections) symbolise : un joueur volontaire et irréprochable, très peu de matchs ratés, mais un profil peut-être pas en adéquation avec les normes du rugby international.

L’exception Morgan Parra... face au manque de leadership ?

Le ¾ centre toulonnais peut au moins se targuer d’une chose : lui a déjà gagné un trophée avec les Bleus. Titulaire 4 matchs sur 5 lors du Tournoi 2010 (il était remplaçant contre l’Italie), Bastareaud avait été l’un des artisans du Grand Chelem dans le rôle du petit jeune qui monte. Un autre joueur du groupe France actuel était là : Morgan Parra. Vice-champion du monde un an plus tard, le n°9 n’est pas associé au déclin du XV de France, les Machenaud, Tillous-Borde ou Kockott lui ayant souvent été préféré par la suite. Peut-être pas un hasard si le demi de mêlée de Clermont (21 ans à l’époque du Grand Chelem) jouit, lui, d’une telle bonne image dans le rugby français.

Souvent blessé depuis le dernier Mondial, Parra est le n°1 dans l’esprit de Brunel. Le Clermontois est présenté comme le Messie, à un des rares postes où le rugby français ne manque pourtant pas de talents. Mais lui est un leader, chez des Tricolores qui en manquent cruellement. Saura-t-il mener les Bleus vers le succès ? On l’espère : pour son dernier Mondial, il ne faudrait pas que cette génération soit aussi la première à se faire éliminer dès le premier tour.

Ils étaient là pour le Grand Chelem 2010 et jouent toujours en Top 14 : Thomas Domingo, Dimitri Szarzewski, Alexandre Lapandry, Fulgence Ouedraogo, Morgan Parra, François Trinh-Duc, Mathieu Bastareaud, Marc Andreu, Benjamin Fall, Alexis Palisson.

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Jak3192
Jak3192
c'est pas gagné !
Cocokent
Cocokent
Regardez l interview bro de Gaël fickou, blue samouraï, il a tout dit. Le cadre plus important que les individualités, le French flair une vision du passé, sur laquelle on ne doit plus se reposer. Peaufiner les détails. Y croire et avancer.
PeeJohn
PeeJohn
J'interviens ici pour la video qui s'invite sur la page, "Top 20 best rugby players on the world" : c'est l'équipe du @rugbynistère qui l'a réalisée ? Si oui, ça n'est pas très pro les gars : il y a plein d'erreurs d'attribution de noms (ex : Carter y est deux fois, une en son nom et une en lieu et place de J. van der Westhuizen), des photos manquantes (O'Connell), sans parler de la tête de V. Matfield ! Et encore, pas le temps de détailler, j'en passe ! À revoir svp !
Mr.Poly
Mr.Poly
Faut voir aussi qu'ils ont été entraîné par des sélectionneurs nuls à chier ou has been... Qui ne comprenaient rien au jeu moderne... Je vais encore me faire insulter par les toulousains mais même Noves était en train de couler avec Toulouse... Ça a été un grand monsieur, qui n'a pas su s'arrêter à temps...
unquartdecentre
unquartdecentre
Une génération moins forte que ses homologues galloise, irlandaise et anglaise
MARCFANXV
MARCFANXV
Il y a un dicton qui dit : "Ce qu'on te reproche, cultives-le, c'est ce que tu es !"... J'aime à penser que cette approche philosophique sied parfaitement au jeu de Rugby. En tout cas, cette matrice, cette manière d'appréhender les choses, en qualité d'encadrant et avec nombre de collectifs que j'ai eu la chance d’entraîner, j'ai eu maintes fois l'occasion de l'éprouver et, sans forfanterie aucune avec ma foi, pas trop mal de réussite. Un collectif c'est quelques marqueurs individuels forts, c'est vrai mais aussi et surtout un socle de compréhension et adhésion Collective sans aucune restriction ni entorse d'aucune sorte à qqs grands principes de Jeu... Je pense que la France du Rugby s'est fourvoyée depuis plus d'une décennie (parce qu'à bien y regarder, si 2011 faillit faire Bingo, ça tient plus à qqs Packs de Bière opportunément descendus, une décision arbitrale litigieuse vs Galles qu'autre chose...) à tenter d'accrocher ses propres wagons au cul d'une locomotive fabriquée par (et pour) les autres... A bien y regarder, que peut-on reprocher aux mecs sus-nommés individuellement ? Y a t-il eu "haute-trahison" ? Tricherie avérée ? Mauvaise volonté manifeste ? A bien y regarder, force est de constater que non ! Alors, qu'est-ce qui a cloché ? Faut-il nécessairement invoquer une mauvaise qualité intrinsèque des joueurs constituants d'une génération particulière ? Franchement, je ne le crois pas ! Autant j'adhère à l'idée que "Ö miracle de la nature !" tu peux avoir 2 ou 3 mecs stratosphériques qui constituent un facteur + sur une période donnée (qu'auraient été Blacks de la dernière décennie without McCaw, Ireland aujourd'hui without Sexton etc...) qui te permettent de basculer de bons à excellents, d'excellents à "Champiooooon du Monde"; autant je ne crois pas que tu puisses cumuler les joueurs "facteur -" ou "forcément looser" par rapport au niveau moyen de la pratique sur un territoire ! Le raccourci : "Quel joueur de chez nous pourrait prendre place chez les autres ?" avec en filigrane l'idée que la réponse serait forcément : "Aucun !" n'a pas grand intérêt et pour cause, c'est une question à laquelle nous n'aurons jamais réponse ! Mais, tachons qd-mm d'y répondre un peu... Honnêtement, je ne suis pas sûr que des Fickou ou Fofana aient tellement moins d’électricité dans les pattes que les centres vu ailleurs, je ne suis pas sûr que Guirado ou Maestri mettent tellement moins d'âpreté au combat que des mecs du 5 de devant vus chez les autres, que Basta en zone de collision fasse moins mal que bien des adversaires, que Parra maîtrise moins la canaillerie du poste 9 que les autres 1/2 de mêlée Internationaux, que Slimani soit tordu plus souvent qu'à son tour en fermée, que Pica soit foncièrement moins franchisseur que nombre de 8 à l'international.... Ce ne sont que qqs exemples parmi d'autres. On n'aura jamais réponse à la question mais je constate aussi que nombre de joueurs marqués "Star Internationales" qui viennent exercer dans notre Championnat domestique ne sont pas toujours (parfois oui,mais pas si souvent à bien y regarder) forcément largement meilleurs que les meilleurs de nos hexagonaux ! Je pense que là n'est pas la question ! Je pense que la réponse à nos questions est ailleurs... Je pense que nombre de déboires de notre XV de France viennent d'abord du fait qu'on se focalise sur le fait de chercher à reproduire imbécilement (parfois, sans-mm savoir pourquoi) ce qui se fait ailleurs (en occultant soigneusement le fait que si ça marche chez les autres, c'est bel & bien parce qu'ils sont autres !!!!). Je pense qu'on ne peut (mieux ! qu'on ne doit !) lutter contre la nature-mm des choses... Quoi la nature des choses ? Qu'on le veuille ou pas, il y a des caractéristiques propres à chaque Nation, liée à la sociologie des pratiquants, au système éducatif, au mode de vie, à la nature du (des) territoires, aux héritages culturels, à l'économie, à l'homogénéité (ou pas) des origines ethniques et plein d'autres choses... Je constate que depuis l'ère BL sélectionneur, on a testé à peut prêt toute la palette du : " On va faire comme...". On est passé du époque BL "On va faire comme les Anglais sous couvert d'y mettre de la rigueur", puis époque PSA "On va faire comme les Sud-Af sous couvert de gagner la bataille de l'impact Physique" aujourd'hui la nouvelle tendance étant "On va faire comme les AB puisque c'est eux qui gagnent !"...Bref, on essaye de tester, recycler ce qui se fait ailleurs, généralement avec une vision biaisée des choses et le tout avec un décalage dans le temps (le temps qu'on y arrive,le plus souvent eux sont déjà passés à autre chose !!!!). On fait tout ça mais en oubliant de prendre en considération le "Nous sommes ce que nous sommes" et pire en ne profitant pas de nombre d'atouts que nous avons et que les autres n'ont pas et il y en a (le nombre, la pluralité des origines ethniques, la variété des origines sociologiques, les moyens financiers, le riche héritage du passé etc...). Dans quel contexte, en s'appuyant sur quels leviers la France du Rugby a t-elle pu briller par le passé ? Je dirais et compte-tenu de nos particularismes (chacun les siens !) sur 2 aspects fondamentaux ou inhérents à notre nature. Un la capacité à être inventifs et/ou créatifs (c'est une dimension que les autres Nations y compris les meilleures nous enviaient naguère) et deux, la capacité à s'adapter pour relativement bien gérer le désordre (ce qu'on appela ou plutôt qu'ils appelèrent un temps French flair en est la parfaite illustration.). Depuis, nombre d'années, aucune innovation majeure pour le Jeu de Rugby n'a trouvé source en France et le mot d'ordre généralisé est de mettre de l'ordre de partout... Plus encore que le niveau potentiel ou avéré des joueurs, c'est le cadre et les objectifs ciblés qui font qu'on peut parler aujourd'hui de génération(s) sacrifiées...
Skwal31
Skwal31
Je pense que c'est surtout une histoire de génération Mais la roue tourne, on reviendra a la gagné quand les autres équipes auront baisser leur niveau ????
Cabal
Cabal
Faut pas exagérer même si ils ont pas pris de trophées ils ont quand même pris quelques valises
Misterneo62
Misterneo62
Au moins on ne verra pas cette génération apathique, nous faire la morale dans 10 ans sur le niveau du rugby français !
Chronicoeur31
Chronicoeur31
Bonjour a tous, Ayant un peu de temps, je me suis amusé a faire un dossier sur le mode de sélection en équipe de France en prenant comme date de départ janvier 2012, soit après la coupe du monde 2011 qui a vu le départ de nombreux grands joueurs. pour affiner ma recherche, je ne me suis penché que sur DEUX axes : 1/ uniquement les 3/4 2/ tous les joueurs sélectionnés né après 1986 inclus A/ statistiques 8 demi-de-mêlée utilisés 4 demi-d'ouverture 13 centres 9 ailiers 7 arrières B/ détails (nom-année de naissance- nombre de sélections) : \[Parra\] 1988 (69) Machenaud 1988 (36) \[Serin\] 1994 (23) Doussain 1991 (17) \[Dupont\] 1996 (10) Bézy 1991 (7) Couilloud 1997 (1) Pélissié 1988 (1) \[Trinh-Duc\] 1986 (66) \[Lopez\] 1989 (19) Belleau 1996 (10) Jalibert 1998 (1) Bastareaud 1988 (50) \[Fofana\] 1988 (45) \[Fickou\] 1994 (41) \[Mermoz\] 1986 (35) Lamerat 1990 (19) Doumayrou 1989 (10) Dumoulin 1989 (8) Penaud 1995 (6) Chavancy & David 1988 (4) Danty 1992 (4) Rey 1986 (2) LeBouhris 1988 (1) \[Huget 1987 (53) Palisson\] 1987 (21) \[Thomas\] 1993 (16) Fall 1989 (14) Grosso 1988 (5) Guitoune 1989 (5) Camara 1989 (4) Rattez 1992 (2) Lacroix 1993 (1) \[Medard\] 1986 (52) \[Dulin\] 1990 (29) Spedding -hérésie- 1986 (23) Bonneval 1990 (12) Ducuing 1991 (4) Palis & Buttin 1991 (2) C/ Bilan on se rend compte qu'il y a seulement 3 générations dans ces tranches d'âge qui ont révélé des joueurs qui ont duré dans le temps par la régularité de leurs performances caractérisée par le nombres de sélections : 1/ 1986-1988 "les tauliers" Medard Huget Palisson Parra Machenaud Bastareaud Fofana Mermoz 2/ 1993-1994 "les Précoces" Thomas Fickou 3/ 1996-1997 "les surdoués" Dupont Penaud Belleau on se rend compte qu'entre la génération 86-88 et celle 93-94 qu'il y a eu un néant assez long ou seuls Dulin et Lamerat et (Bonneval) on percé. (plus de 10 sélections) enfin, on se rend compte du nombre considérable de joueurs "ayant fait le nombre", "ayant bouché un trou" "ayant profité des phases finales de championnat tombant en même temps que la tournée d'été" et qui, même s'ils sont de très bon joueurs sont restés bloqués entre 1 et 5 sélections et n'auraient pas connu la sélection si nous avions été dans le système Irlandais u Néo-Zélandais; a savoir un système de hiérarchie stable et immuable (sauf blessure) si l'on s'en était ténu aux systèmes dont je parle, et en imaginons 3 joueurs par postes de manières hiérarchique et compte tenu des "promotions" ayant eu plus de talent, on aurait pu compter depuis 2012 -et hors blessure bien sur- Parra (Machenaud faute de mieux) Trinh-duc Lopez Fofana Mermoz (Bastareaud cas particulier) PUIS Fickou Penaud Huget Palisson (qui a disparu sans qu'on sache vraiment pourquoi) PUIS Thomas Médard Dulin le meilleur exemple de poste qui a nuit a la régularité : 3/4 aile Lubie Vakatawa Grosso Guitoune Camara -de bons joueurs mais qui n'auront jamais plus de 5 a 8 sélections...
FRLab
FRLab
Si Parra est le messie tant attendu, pourquoi ne pas lui filer le capitanat ? Je persiste, il est sans aucun doute très bon gestionnaire dans un match. Mais est-ce ça dont le rugby bleu à besoin? La grande faillite des 10 dernières années c'est qu'on ne casse plus la tête à personne devant, pas même aux nippons. Certes on y a ajouté des 3/4 en mode cadrage-cadrage mais on aurait pu mettre les 3/4 Blacks, quand tu joues à l'arrêt c'est compliqué. Donc demain, si le pack-tonne est efficace alors on aura sans doute un bon Parra, tonnerre !! ;-)
Jako33
Jako33
Si seulement on avait ramené la cuillère de bois en 2013, on aurait pu se vanter d'avoir au moins un trophée!
lelinzhou
lelinzhou
En 2013 l'EdF est sixième, derrière l'Irlande au goal-average. Depuis, il y a une de ces deux équipes qui a su évoluer. Trouvez laquelle, vous avez 3 minutes avant que je ramasse les copies.
lelinzhou
lelinzhou
En 2013 l'EdF est sixième, derrière l'Irlande au goal-average. Depuis, il y a une de ces deux équipes qui a su évoluer. Trouvez laquelle, vous avez 3 minutes avant que je ramasse les copies.
breiz93
breiz93
C'est d'autant plus surprenant et désolant que les résultats des jeunes sont excellents depuis pas mal de temps. J'ai du mal à croire que ce soit le top 14 qui flingue tout le monde, je vois plutôt un manque de confiance de l'encadrement qui voit court terme.
Team Viscères
Team Viscères
"Force est de constater que les Huget, Picamoles, Guirado, Slimani, Maestri, Trinh-Duc, Fofana ou Bastareaud n’ont pas su marcher dans les pas de leurs glorieux aînés, et n’ont pas eu les épaules pour créer (et porter) un collectif capable de ramener le rugby français au sommet de la hiérarchie européenne"

Donc on en est toujours au même point, on croit que ce sont les joueurs qui créent un collectif et une équipe. Si aucun collectif tenant la route n'a vu le jour depuis celui qui a échoué d'un souffle en 2011, c'est surtout parce qu'aucun staff n'a su créer une équipe. Le vrai problème ne vient pas des joueurs mais du fait que le rugby français choisisse des staffs pas au niveau ou des staffs qu'on ne laisse pas bosser comme il faut (parce qu'on leur donne des objectifs débiles à court terme, parce qu'ils ont des conditions de boulot pourri avec le parasitage du Top14, parce qu'il y a des mecs en coulisses qui mettent leur nez dedans alors qu'ils n'ont rien à foutre là, etc.), voir les deux en même temps. On peut reprocher beaucoup à ces joueurs, mais leur reprocher ce qui n'est pas le boulot d'un joueur c'est quand même fort.
duodumat
duodumat
A mon sens un des problèmes du niveau international en EDF, c'est que l'on ne sait pas préparer l'avenir. Lorsque l'on a une équipe qui gagne, on l'utilise, on l'use jusqu'à la corde, sans préparer l'avenir. Alors il arrive un moment, dans le creux de la vague, où il n'y a plus personne et les jeunes ne sont pas prêts. Ce qui arrive ces dernières années. On a vécu cela régulièrement dans les 20 dernières années, même si depuis 3-4 ans c'est plus grave, peut être lié à l'évolution du jeu international. Il faut espérer dans la politique de formation des clubs, dans la clairvoyance des instances FFR et LNR (là c'est mal barré) pour gérer l'évolution de l'EDF dans le temps avec les meilleurs outils. Nous avons des jeunes prometteurs (mais ce n'est pas la première fois ...) il faut savoir les intégrer, les former au plus haut niveau. Tout le monde a conscience (craint) que pour 2019 c'est râpé, mais si on n'applique pas une vraie politique de création d'une équipe de haut niveau dans la continuité, en favorisant le talent mais aussi la cohésion, l'habitude, l'intégration progressive des nouveaux talents ... c'est aussi fichu pour 2023 !!!!
artillon
artillon
Vous oubliez 2-3 victoires marquantes, la plus importante chez les Néo-z (la dernière) à Dunedin en 2009. Pica, Trinh-duc, Médard ou encore Bastareaud étaient titulaires. Ils pourront vous dire qu'ils ont gagné là-bas. Tout le monde ne l'a pas fait. J'aime pas trop la tournure à charge de cet article, parce que des éléments ne sont pas pris en considération: - Des Blacks quasi-invincibles sur la période, en comparaison, pour ne pas aller trop loin, à la génération Umaga. - une densification remarquable dans le tournoi : Anglais bien plus forts après 2011 qu'avant (0 victoire entre 2003 et 2011). Irlandais redoutables, bien plus que sur la génération O'Driscoll-O'Connell, remarquable mais encore largement tâtonnante. Les Gallois étaient très irréguliers dans les années 2000. 1 année GC, 1 année plus tard ils pouvaient se retrouver 5ème-6ème. Ecossais plus aussi tendres depuis 3 ans. Seuls les Italiens sont restés fidèles à eux-mêmes (Grazie mille) On ne peut donc pas vraiment comparer l'EDF de Laporte et celle des 3 derniers. Gagner un tournoi ou un GC était plus accessible. Mais le chien est maigre, c'est sûr. Il faut être correct dans l'analyse: c'est la structure entière du rugby français, décadente et vieillotte, qui a causé principalement ce déclin.
Ahma
Ahma
Aucun trophée, aucun trophée... Il y en a quand même un sur cette photo qui a été désigné Labrador de l'Année six fois de suite par L'Oréal.
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